http://www.wikio.fr

A La Une de Dakchi

Entrez votre adresse email:

Fourni par FeedBurner

« Saison 1 Episode 3: Les Poulettes de Casablanca | Accueil | L'incertitude d'Heisenberg ou l'impossibilité de savoir »

12 mai 2009

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Tiens je n’ai jamais vu les choses comme ça (être heureux). Je suis plutôt du genre à s’interroger '' Avoir raison ou avoir la paix ? '' et à opter systématiquement pour le second choix.
Réflexion faite '' Avoir raison ou avoir la paix ? '' reviendrait à dire '' '' Avoir raison ou avoir raison? '' . Avoir la paix ici veut dire : oui j’ai raison mais en ma grande bonté je fais semblant que non. Ce qui le comble de l’arrogance.
Tiens je suis un arrogant qui s’ignore.
Tout compte faite je prendrais bien ta formulation. Mais je crains que c’ets trop tard pour remodeler mon esprit en conséquence.

Ouaou, joli cheminement Larbi!
N'est-ce pas excitant d'apprendre des choses sur nos propres mécanismes de fonctionnement? Il n'est absolument pas trop tard pour remodeler ton esprit.
La clef? Réaliser les bénéfices de la chose...en l'expérimentant.
Une suggestion? Accueillir le point de vue de l'autre, en cherchant à voir comment cela peut enrichir le tien. Oublions notre mise en opposition systématique. Faire émerger quelque chose de nouveau à partir des 2...
Let me know how it goes!

Moi, l'unique, l'egocentrique que je suis n'aimerais pas vivre malheureux et je m'en fous royalement d'avoir ou pas raison :D

Bravo Agharass! Tu sembles avoir tes priorités dans le bon ordre :-)

je suis un peu comme Larbi, des fois je fais semblant de céder et en pensant au fond de moi que j'ai (bien sûr) raison!!

ceci dit je ne sais pas pourquoi mais j'ai qd même l'impression d'avoir souvent (toujours) raison, c'est grave docteur??

Hey Raja, merci pour le partage.
Penser en terme de fréquence d'avoir raison: rarement, parfois, souvent, toujours...continue de s'inscrire dans le paradigm de marquer des buts.
Une autre possibilité est de se poser des questions du genre: Qu'apporte le point de vue de l'autre que je n'avais pas considéré? Y a-t-il une nouvelle alternative qui pourrait intégrer les deux options.
S'inscrire dans une dynamique collective plutôt qu'individuelle et séparatrice.

A force de vouloir avoir raison à tous prix, on se prive d'entendre des arguments qui peuvent être enrichissants et d'apprendre quelque chose de nouveau. C'est adopter un angle de vue différent, et dans ce cas , qu'importe que j'ai tort ou raison, j'en ressors avec un plus. Et la rencontre avec l'autre ne sera plus dans la confrontation, mais dans la volonté d'avancer l'un et l'autre...

avoir raison ne doit pas être une fin en soi... il faut bien sûr écouter les autres et essayer de comprendre les différences de points de vues... c'est toujours plus enrichissant... d'ailleurs les meilleures discussions sont celles où il y a une multitude de point de vue... même si j'ai un esprit cartésien qui me pousse (des fois) à penser que la vérité est (toujours) unique... et là c'est un autre débat!

@Perruque rose: Excellent eclairage, merci encore pour ce corner! Moi je suis heureux et j'ai raison ...c'est possible?
@raja: La pensée cartesienne nous enseigne aussi qu'il n'y a pas de verité absolue, tout comme il n'y a d'optima absolu. Il y a plusieurs vérités... et vous avez tous raison ... enfin je ne suis pas sur d'avoir raison

@ Rose : il faut bien mettre en valeur le Moi, vivre heureux n'est pas villain défaut et avant l'image qu'on a de soi chez les autres :)

ni l'un ni l'autre dirais-je...
l'homme reste le seul "animal" qui dans son acte "communicationnel" se retrouve presque tout le temps à chercher à convaincre...dans un but premier de se convaincre d'abord lui même sur sa propre image idéalisée dans sa tête
dans un de mes anciens texte (réminiscences) j'avis exprimé la chose ainsi :

Il est des souvenirs qui restent gravés dans nos mémoires, comme si celles-ci s'accrochaient à ces bribes de vies pour rassembler les morceaux épars de notre identité, reconstituant le puzzle de nos "moi" quelque part inachevés, y puisant à l'usure en fonction de l'instant, les images, les sons et les odeurs permettant de nous reconnaître dans les événements de nos existences.

Elle est loin l'époque où, justement par l'absence de ces réminiscences, l'enfant que nous étions, au souvenir encore rare, lorsqu'il se mirait dans un miroir, jubilant devant cette complétude enfin trouvée, se retournait instinctivement vers le regard de sa mère pour une confirmation de la certitude apaisante de son être. Elle est certainement loin cette douce époque où, la tendresse d'un regard maternel suffisait à remettre le puzzle désordonné par nos "et moi?" en place et en phase de nos émois.

Nous voilà adultes. Forts de nos certitudes ? pas toujours hélas ! Tant d'images se mélangent dans nos têtes qu'on s'y perd parfois à se demander de laquelle nous vêtir. Si mamans et enfances sont lointaines aujourd'hui, n'en demeure pas moins le désir intense de notre identification à l'architecture que l'on croit être capable, vaniteusement, d'envisager en toute objectivité sans plus attendre ni rechercher les approbations initiales et sentimentales qui nous avaient guidés et rassurés quand nous en étions encore aux fondations.

Nous voilà grands et prétentieux de notre savoir, nous complaisant dans un "moi" où le plus souvent l'autre, lorsqu'il nous reflète une image imparfaite, se trouve être l'exutoire de notre imperfection nous poussant à le maudire pour le bonheur qu'il ne nous donne pas. En fin de compte nos certitudes ne seraient-elles qu'un jeu de miroir ou l'image de soi se trouve sans cesse amarrée au discours de l'autre?

C'est en voulant approfondir cette question, qu'au fil d'une lecture, je découvris ce stupéfiant récit :Un chinois qui venait de mourir, fut tout d'abord envoyé en enfer afin de mieux goûter le paradis. Il y trouva des hommes tristes et faméliques, attablés pourtant devant des bols pleins de riz. S'approchant d'eux, il vit le handicap qui était à l'origine de toute leur souffrance: leurs baguettes mesuraient deux mètres de long ! arrivé au paradis, le spectacle fut des plus déroutants. Les individus étaient sereins et repus, pourtant les baguettes posées sur la table mesuraient aussi deux mètres de long! Lorsque le repas débuta dans la bonne humeur, notre homme put constater avec stupéfaction que chacun nourrissait celui qui était assis en face de lui…

Je compris alors, grâce à cette parabole chinoise, ce que pourrait être l'humilité de reconnaître nos failles, sans prétendre atteindre à la perfection, car elles témoignent de nous autant que nos acquis . Ces failles que l'on colmate par ce plat préféré de l'âme : la vanité. Je compris surtout, en laissant remonter cette réminiscence de la vision "saine" de l'enfant qui sommeille au fond d'une de ces failles que, justement, parce qu'il est l'écran de toutes mes projections et qu'il participe à la découverte de moi-même, l'autre n'est plus celui qui m'empêche d'exister mais celui qui me permet d'être.

kb...

@kb: merci pour ce superbe texte. Cette parabole chinoise est tres parlante: elle transmet à merveille l'interdépendance dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Refuser de la prendre en compte n'est qu'une limitation auto-infligeante!

Ouaaaaaa, je tourne le dos une minute et voila que tout s'enflamme
Moi j'ai raison et j'en suis heureuse LOL

Je me contenterai pour la circonstance d'évoquer ce court texte de Raymond Devos intitulé tout à fait à propos " A tort ou à raison" :
On ne sait jamais qui a raison ou qui a tort. C'est difficile de juger. Moi, j'ai longtemps donné raison à tout le monde. Jusqu'au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort ! Donc, j'avais raison ! Par conséquent, j'avait tort ! Tort de donner raison à des gens qui avaient le tort de croire qu'ils avaient raison. C'est-à-dire que moi qui n'avais pas tort, je n'avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison, alors qu'ils avaient tort ! J'ai raison, non ? Puisqu'ils avaient tort ! Et sans raison, encore ! Là, j'insiste, parce que ... moi aussi, il arrive que j'aie tort. Mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons, que je ne donne pas. Ce serait reconnaître mes tort !!! J'ai raison, non ? Remarquez ... il m'arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison aussi. Mais, là encore, c'est un tort. C'est comme si je donnais tort à des
gens qui ont tort. Il n'y a pas de raison ! En résumé, je crois qu'on a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !

Bonne journée lumineuse!

@too banal: Merci pour cette touche d'absurde, nécessaire à notre équilibre quotidien! Notre ami Kalimero va trop tripper sur ce texte de Devos.

Le sujet et certains commentaires portent des preuves à charge sur l’art d’avoir raison, comme si la quête de la vérité pose un problème d’humilité. Et si avoir raison avait un autre sens que celui que nous connaissons
Avoir raison n’est pas convaincre à tout prix, mais évaluer ses certitudes et la confiance en soi
Pour un scientifique c’est respecter un processus logique par la méthodologie
Pour un philosophe c’est le fruit d’une remise en question.
Que ce soit dans son enfance, dans son adolescence ou dans la force de l’âge, qui d’entre nous n’a pas cherché un jour à avoir raison dans une situation où les enjeux étaient de taille ?
Je m’inscris en faux par rapport à tout ce qui a été dit, car l’argumentation se limitait à l’aspect anthropologique de la chose
Le titre du billet en lui-même, porte une ambigüité, car l’écart n’est pas confortable pour installer un débat de confrontation d’idées.
La raison fait appel à la logique et ne connait pas d’émotion, le bonheur par contre exige des sentiments
Si on creuse cet écart et on tire le bonheur vers l’extrême, on tombe sur la passion
Raison ou passion là le débat devient intéressant

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.