La première phrase de ce thriller psychologique nous donne déjà le dénouement de l’affaire. En effet, «C’est parce qu’elle ne savait ni lire ni écrire qu’Eunice Parchman tua les Coverdale». Le livre n’est donc pas bâtit autour d’un suspense intenable. Ruth Rendell, nous dévoile la fin dès le début, mais ce qu’elle cherche à nous dévoiler c’est ce qui dans la vie d’Eunice va la pousser à commettre un quadruple crime.
Eunice Parchman est analphabète et elle ne l’accepte pas. Tout au long de sa vie, elle va tout faire pour le cacher (chantages, tromperies). A la mort de ses parents, elle est embauchée comme domestique par les Coverdale qui vivent dans une grande propriété à une centaine de kilomètres de Londres. Sa bizarrerie, sa froideur et son manque de sentiments face aux événements heureux vont troubler ses employeurs. Cependant, son efficacité à rendre la maison reluisante va l’aider à garder son emploi. Et cela jusqu’au jour où elle s’amuse à menacer et insulter Melinda Coverdale, la première de la famille qui découvre son analphabétisme.
Comment cet événement va-t-il la mener au meurtre? Va-t-elle agir toute seule? Comment va-t-elle s’en sortir? C’est tout cela que vous découvrirez en lisant cet excellent roman de Ruth Rendell.

Bravo doudou pour cette intro. Je n'ai pas lu le livre mais ça me fait penser au degré de desespoir, vulnérabilité et le sentiment d'etre menaçé dans toute son existence quand quelqu'un s'amuse à camoufler une faiblesse ou un vice et que soudainement cela est devoilé
Rédigé par : Kalimero | 12 avril 2009 à 23:27
@Kalimero: en lisant ce livre, je me suis posée la question de ce que je serais devenue si j'étais analphabète...
j'aime tellement lire et cela fait tellement parti de ma vie que je ne vois pas d'alternative que de savoir lire
Rédigé par : Doudou | 12 avril 2009 à 23:39
L'analphabète! je suis intéressée par ce sujet car il touche certains de nos élèves. Un motif qui les poussent à certaines pratiques "anormales" mais pousser le paroxysme jusqu'au meurtre? j'aimerais bien le lire...enfin, une autre preuve de la nature humaine obscure.
Rédigé par : kalimate | 12 avril 2009 à 23:56
Ton post me donne envie de me procurer ce livre dès demain. Quel terrible destin que de porter le poids d'un secret sa vie durant, de vivre avec la honte et le desespoir, de payer le prix de sa vie ou celle des autres afin de le proteger...
oui je le lirais car le sujet m'interresse. Merci Doudou
Rédigé par : Flower Power | 13 avril 2009 à 00:17
c'est un vrai fléau... Ruth Rendell décrit tellement bien le ressenti d'un analphabète que l'on ne veut vraiment pas se retrouver à sa place
mais sa place on ne la comprendra jamais... car on sait ce que savoir lire et écrire veut dire... et on a qu'une envie c'est de dire à ce qui ne le savent pas... c'est important, tellement important dans le monde d'aujourd'hui
Rédigé par : Doudou | 13 avril 2009 à 00:28
Avant de le lire, j'imagine une adaptation cinematographique ou theatrale. Cela pourrait avoir un impact enorme dans la lutte contre l'analphabetisme. Penses tu que ca se preterait bien à cela? Doudou, tu nous as inspire ...
Rédigé par : Kalimero | 13 avril 2009 à 00:38
@ Kalimero: Chabrol a eu l'idée avant toi, puisque le film tiré de ce livre s'appelle la Cérémonie.. je ne l'ai pas vu, j'en avais entendu parlé à sa sortie en 1995. Apparemment il fait bien ressortir l'analphabétisme au quotidien... dommage
mais on devrait bientôt se lancer dans le scénario d'un film sur ce sujet
qu'en penses tu Klimero
Rédigé par : Doudou | 13 avril 2009 à 00:45
Cela me rappelle une petite histoire droile que j'ai eu une fois avec quelqu'un, la cinquantaine, qui connaissait l'alaphabet mais ne savais pas lire. Il devait me donner le son numero CIN par telephone. Il me dit T. N'ayant pas bien entendu si c'etait T ou D, et voulant m'assurer, je lui ai demande si c'etait T comme Tanger, il me repond: mais non, T comme Rabat. Il m'a fallu quelques secondes pour comprendre que le gars avait appris a lire les images sur les plaques d'indication sur les autoroutes et que bien entendu il les lisait de droite vers la gauche comme à Lemeside. T comme Rabat faisait du sens. J'etais mort de rire.
Rédigé par : Kalimero | 13 avril 2009 à 00:58
J'ai toujours été intrigué par l'analphabétisme... quel sentiment ressent quelqu'un qui ne sait ni lire ni écrire???
Rédigé par : anouar | 10 mai 2009 à 23:28