Je vous ai manqué? Dites moi que oui car j’aime quand je vous manque, dans tous les cas, vous m’avez manqué. Voilà, j’ai passé les deux derniers jours à la campagne entre Meknès et Hajeb et j’ai beaucoup pensé à vous. Vous savez, Meknès dispose des terres (je dis bien terres) les plus fertiles du Maroc. On y trouve un peu de tout. Je me suis donc longuement baladé dans les fermes. Il faisait un temps splendide. Suffisamment chaud sans être étouffant pour effectuer de longues marches entre les différentes variétés d’arbres, certains déjà emplis de fruits, d’autres à peine en floraison comme les cognassiers ci dessus. Ils sont beaux ces cognassiers même si je leur préfère leurs ainés les amandiers. Je dis ainés parce qu’ils fleurissent les premiers (fin jan. deb fev.) Je me suis donc perdu entre les allées d’amandiers, d’oliviers, de pommiers, de pruniers, … et j’en passe …
Ce n’est qu’en passant à travers les cognassiers tout en fleurs, qu’une idée m’a cogné la tête concernant la pollinisation. Vous savez, la pollinisation c’est ce mécanisme qu’utilisent beaucoup de nos espèces végétales pour se reproduire. C’est d’ailleurs leur mode privilégié. Comme elles se trouvent souvent séparées de trois à cinq mètres et qu’en plus on leur taille les membres, empêchant ainsi tout contact physique, ils font donc appel à leur imagination. Ils s’embaument de beaux parfums pour attirer nos petites abeilles chouchous. Ces dernières transportent le petit grain de l’organe mâle afin qu’il rencontre l’organe femelle et facilitent ainsi la fécondation. Parfois ce sont les papillons attirés par la beauté flamboyante des fleurs qui s’occupent de la tâche. On les appelle pollinisateurs. Imaginez donc un instant un monde sans abeilles ou encore sans papillons. Ce serait tout simplement un monde démuni de fruits.
Qu’en est-il de l’espèce humaine? Peut-on aussi faire appel à des abeilles pour … à distance. Imaginez les vendeurs de ruches sur la corniche ou les ruelles de Maârif si cela était possible. Ce serait aussi la fin des Psst Psst envers nos chères dames et demoiselles. D’ailleurs, à entendre les Psst Psst, on a l’impression que les mâles désespérés s’adressent aux abeilles. Peut être que c’était ainsi au début de l’humanité. Seulement, ne les trouvant ni beaux, ni sentant bon, les abeilles et les papillons ont fini par déserter. Il ne reste que les bourdons.
Voila ce que donnent quelques jours à laaroubya, je vous le recommande cognassement ….

ai pas mal l'impression qu'il faut être en mesure de lire entre les lignes
Rédigé par : Farid bennani | 27 mars 2009 à 19:12
Merci Farid. Il faut juste avoir un petit peu l'esprit tordu (mais sain à la fois). D'ailleurs il est plus facile de lire entre les paragraphes, il y a plus d'espace qu'entre les lignes :-)
Rédigé par : Kalimero | 27 mars 2009 à 22:08