Vous devez tous connaître cette blague machiste où une personne demande à une autre quelle est la différence entre une femme qui a ses SPM (syndrome prémenstruel) et un terroriste?
Réponse : le terroriste, tu peux négocier avec lui.
Et pourtant, certains mois, nous les femmes ne sommes pas loin de déclencher une guerre nucléaire pour peu que les choses ne se passent pas comme on voudrait. Tout y passe, de la crise économique à la météo qui n’est pas au rendez-vous, de l’absence du sens de la vie à nos petites querelles de couple. La moindre remarque anodine est susceptible de nous arracher quelques larmes, chaque petite contrariété ou frustration prend des ampleurs de grave crise existentielle. Sans compter les variations physiques, fatigue, prise de poids, fringales incontrôlées, envie de rien faire…
C’est au point que dans certains pays vous ne pouvez être jugées coupable de tuer quelqu’un. Mais bon, je vous déconseille quand même d’en profiter pour tenter de trucider votre cher et tendre sous prétexte qu’il vous fuit dès qu’il sent l’orage pointer, et à juste titre.
Cependant, sans trop exploiter la situation (c’est pas moi, c’est mes hormones), ce qui donnerait encore quelques arguments machistes à certains d’arguer de notre manque de stabilité émotionnelle, dite vous que ce ne sont que quelques mauvais jours à passer, et qu’il y a toujours de mauvaises raisons pour expliquer notre irritabilité mensuelle ( c’est la faute aux mauvais conducteurs, à mes collègues incompétents, à mon conjoint qui ne veut pas m’écouter, aux enfants trop turbulents…) et profitez en plutôt pour vous chouchouter et vous faire chouchouter…massages, relaxation, s’autoriser à prendre du temps pour soi, bien manger et bien dormir. Et si vous vous surprenez parfois à ne plus pouvoir vous contrôler, prévenez votre entourage avant, ce qui donnera aux autres le temps de prendre un billet d’avion et s’abriter le temps que le cyclone passe.

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