Le fils d'un ami âgé de trois ans, lorsqu’il tombe et se fait mal, vient chaque fois vers son père et lui dit " Papa, je me suis fais mal au genou, fais moi un bisou sur le genou" ou encore parfois "je me suis fais mal à la tête, fais moi un bisou sur la tête". Le père, illico presto, fait un bisou à l’endroit où son fils a mal, et hop! Comme par un tour de magie, plus de douleur... le fils repart jouer comme si de rien n'était. Au début, je trouvais ça super mignon et touchant à la fois. Ce n’est que dernièrement que je me suis posé la question metachimique suivante « Peut-on se servir de bisous comme antidouleur pour adultes?». J’ai d’abord essayé de comprendre l’origine de la douleur:
Derrière l'expression "J'ai mal", j’ai trouvé qu’il se cachait une multitude de situations différentes. Que vous veniez de vous tordre la zigounette sur un chemin escarpé, de vous faire arracher vos dents de sagesse ou que vous souffriez de vaginisme, elle n'a pas la même origine et ne se traite évidemment pas de la même façon. Dans plusieurs cas, la douleur est un signal d'alarme. Elle vous dit que le corps a subi un traumatisme et qu'il convient de s'arrêter pour ne pas aggraver la lésion. HALT !!! C'est sa principale fonction, ce qui vous évite de vous brûler quand vous vous approchez du feu, par exemple. Cette douleur ne doit pas être supprimée, elle est vitale. Elle doit néanmoins être confortée par des câlins. Plein de câlins.
En revanche, si la douleur perdure, elle ne sert plus à rien. Elle doit être calmée sans attendre. La gamme des médicaments contre la douleur va de l’aspirine à la morphine en passant par les anti-inflammatoires. Cette famille est suffisamment large pour pouvoir traiter toutes les douleurs, y compris les plus intenses. Dans ce cas ci, l’infirmière mérite plus de bisous. Ce sont donc les bisous en sens inverse.
Alors, dans un sens comme dans l'autre, là où vous avez mal, appelez-nous, on vous fera pleins de bisous...

Très mignon
Rédigé par : lili | 23 mars 2009 à 00:49