Un olivier ténébreux s’adresse à la terre colérique.
Tu privilégies le figuier, tu lui accordes une longévité que tu me refuses, et son feuillage est touffu et large …
Pourquoi tant de discriminations ?
La terre émue, embrasse l’olivier, lui arrache quelques fruits qu’elle met dans la même corbeille que les figues et lui dit : voilà, maintenant aux yeux des hommes vous êtes frères.
On vous mangera crus ou cuits mais toujours est-il qu’avec gourmandise on vous dégustera …
Délicieusement vous serez assaisonnés avec d’autres condiments…
Et délicieusement, la langue de l’homme vous retournera…
Ne soyez pas comme l’homme prompt à la dispute…vous êtes l’emblème de sagesse…l’empreinte du ciel sur ma peau, le diadème de ma richesse…
Laissez l’homme s’accouder à vos troncs afin que la sève de la vertu le gagne…

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